dimanche 5 février 2012

II Woodstock, L'utopie Communautaire, la valeur de ce festival



Woodstock représente donc  l'idéal hippie, un lieu de communion avec la nature, où la jeunesse peut vivre ensemble, dans un esprit de communauté. 
Durant ces trois jours, des milliers de jeunes connurent un monde coupé de la réalité, où des valeurs telles que l'amour et la paix étaient les seuls maîtres. La musique et la drogue, si importantes pour les hippies, étaient bien entendu également présentes ...

Jefferson Airplane - White Rabbit, au festival de Woodstock

Paroles: Une pilule te fait devenir plus grand, et une pilule te fait rétrécir
 Et celles que maman te donne ne font rien du tout
 Va demander à Alice, quand elle mesure 10 pieds
 Et si tu vas chasser les lapins, et que tu sais que tu vas tomber
 Raconte leur que la chenille qui fume le narguilé a appelé
 Et appelle Alice, quand elle est juste petite
 Quand les hommes sur l'échiquier, se lèvent et te disent où aller
 Et tu viens juste de prendre quelque chose comme des champignons, et ton esprit descends
 Va demander à Alice, je pense qu'elle sait
 Quand la logique et les proportions sont mortes négligemment
 Et le chevalier blanc parle a l'envers
 Et la dame de cœur veut lui couper la tête
 Souviens toi de ce que le loir dit :
 Nourris ta tête, nourris ta tête

Bande annonce du film "Hôtel Woodstock" , relatant l'organisation et les coulisses du festival

samedi 4 février 2012

III Katmandou, le haut lieu de la drogue, la recherche d'une nouvelle religion

Loin de Woodstock et de la société occidentale, de nombreux hippies prirent la route, direction  l'Orient. Beaucoup recherchaient un retour à la nature ou encore la découverte de la société orientale. Pour d'autres, le but était de partir sur les traces de Jésus Christ et d'une nouvelle religion. En effet, comme nous le montre le chapitre 2 de "Je veux regarder Dieu en face" de Michel Lancelot, intitulé "Jésus aux Indes et les transcendantalistes", les hippies croient fermement que Jésus a effectué un voyage aux Indes avant son évangélisation de la Palestine.



En 1895, l'historien russe Nicolas Notovitch publie "Vie inconnue de Jésus Christ" : de retour d'Orient, l'historien prétendait avoir mis la main sur des documents concernant Jésus et son voyage, gardés par des moines tibétains. Ces affirmations furent très mal perçues par le Vatican.
En 1926, le professeur Roedrich fit rebondir l'affaire. En effet, ayant visité le même monastère que Notovitch  il aurait fait l'acquisition de manuscrits confirmant la thèse de l'historien. Il affirmait même : " Le grand couvent de Lhassa renferme des milliers de rouleaux, écrits en langage pali, sur cette histoire".
Une question se pose alors, qu'était donc allé faire Jésus en Inde, de 14 à 26 ans? Seulement, aucune réponse satisfaisante ne fut trouvée.
Les hippies américains croient par dizaines de milliers à ce mystérieux voyage ou du moins au symbole qu'il recèle. Nombreux sont les hippies ayant pris la route, sur les traces de Jésus, à la recherche de cette forme de pensée sacrée qui est propre à l'Inde.
Un prêtre transcendantaliste confia dans son journal qu'il voulait rencontrer " ces Hindous qui donnent à l'humanité les clefs nouvelles du secret de l'Esprit."

vendredi 3 février 2012

III Katmandou, le haut lieu de la drogue.


Au terme d'un voyage épuisant et dangereux à travers l'Orient, les hippies parvenaient enfin à Katmandou, la capitale du Népal, connue surtout pour être le haut lieu de la drogue. Jusqu'en 1973, la drogue est au Népal légale et fortement répandue. Là bas, les hippies vivaient en communauté dans des hôtels plus ou moins sordides, sur des paillasses au frais de ceux ayant encore assez d'argent pour payer la chambre. 
Dans un premier temps, les hippies visitaient les temples, profitaient de l'ambiance et de la culture népalaises, testant diverses drogues telles que le haschich, la méthédrine ou encore la morphine. Cependant, la plupart finissaient par ne plus quitter l'hôtel, affaiblis par les nombreuses drogues, ne sortant de leurs "voyages" que pour s'injecter une dose supplémentaire comme nous le montre le livre "Flash ou le grand voyage" de Charles Duchaussois. 


La vie des hippies s'écoule lentement, trainant dans des lieux prisés comme le Garden Hôtel -un des hôtels pris d'assaut par les hippies à cette époque là- ou encore dans des restaurant préparant de la nourriture à base de haschich, se retrouvant ensuite pour se droguer et pour jouer de la musique. 



Comme nous le montrent ces extraits de "Les chemins de Katmandou" de Barjavel,  les hippies avaient diverses attentes de Katmandou, telles que: " Katmandou, c'est le pays de Bouddha.. Il y est né... Il y est mort... Il y est enterré... Et tous les autres dieux sont là aussi... C'est l'endroit le plus sacré du monde... C'est l'endroit du monde où le visage de Dieu est le plus près de la Terre..." ou encore : "Katmandou, c'est un pays où personne s'occupe de toi, tu es libre, chacun fait ce qu'il veut.[...] Tu sais ce qu'est le Paradis, toi? Moi, j'imagine... C'est un endroit où personne t'oblige, personne te défend... Ce que tu as besoin, tu le prend pas aux autres, les autres te le donnent, et toi tu donnes ce que tu as... On partage tout, on aime tout, on aime tous. On n'a que de la joie". 


 Cependant, des centaines de jeunes ayant pris la route de l'Orient rares sont ceux qui en sont revenus. En effet, nombre d'entre eux ont "flippé"  (dans le langage hippie, "flipper" signifie rester sous les effets d'une drogue à vie), sont morts de maladies, se sont suicidés dans les montagnes, sont tout simplement devenus fous ou sont morts d'overdose. 

jeudi 2 février 2012

III Katmandou, le haut lieu de la drogue, Flash ou le grand voyage

C'est en grande partie suite à la lecture de ce livre que nous avons décidé de parler des hippies pour notre TPE. Charles, trafiquant d'armes, est poussé à quitter la France puis ensuite le Liban. Ce livre relate son voyage d'Istanbul à Bagdad en passant par Bombay et Bénarés. Sur sa route, il rencontra de nombreux jeunes, en route pour Katmandou : aventurier hors pair, il se décide à les suivre. Charles vivra avec de nombreux hippies, analysant leurs mode de vie, prenant les mêmes drogues et tombant aussi bas que certains. Ce qui l'a sauvé ? Sans aucun doute sa faculté à dénicher des opportunités en or, ainsi que son côté humain lui permettant de conserver de nombreuses relations dans l'administration française présente au Népal ou encore au seins de la population elle même. 
"Flash ou le grand voyage" est un témoignage poignant et passionnant mais aussi très réaliste. Charles a conscience de ce qu'il a vécu, ainsi que du monde dans lequel il a vécu. De plus, il garde une vision très objective de la drogue comme il le montre dans sa préface: 
"Il n'y a que la piqûre - la piquouze, le shoot ou le fixe - qui donne le flash.
Voilà pourquoi tout vrai drogué, un jour ou l'autre, en arrive fatalement à la piqure.
Et devient un junkie.
Un Dieu. 
Ou une loque. 
Au choix."
Ce livre est un ouvrage passionnant permettant de comprendre ou de découvrir une facette des hippies que très peu de personnes connaissent, les détails de cette route de l'Orient. On suit au fils de ses récits la transformation de cette jeunesse pleine de vie, d'idéaux et de rêves en de véritables loques pourries par la drogue.

mercredi 1 février 2012

Conclusion


Si la jeunesse fut séduite par le mouvement hippie, c'est avant tout car ce mouvement prône l'amour et la paix. Dans un monde surfait et en guerre, la jeunesse avait un besoin cruel d'un retour à la nature, de renouveau et d'une vie simple en communauté. C'était ce qu'offrais ce mouvement. 
Malgré de nombreuses dérives telles que l'excès de drogues, le mouvement hippie a sut offrir à la jeunesse un idéal et une réponse à leurs attentes. Aujourd'hui encore, des valeurs autrefois chères aux hippies sont restées, telles que le pacifisme, et l'amour des autres. Le mouvement hippie subsiste encore par son influence culturelle telle que sa musique ou encore  son gout pour le psychédélisme.